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Le génie civil représente l’ensemble des techniques de constructions civiles. Les ingénieurs civils ou ingénieurs en génie civil s’occupent de la conception, la réalisation, l’exploitation et la réhabilitation d’ouvrages de construction et d’infrastructures dont ils assurent la gestion afin de répondre aux besoins de la société, tout en assurant la sécurité du public et la protection de l’environnement.

monaco axelfischer monacoresources MCTT EX NECOTRANS GABON
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Très variées, leurs réalisations se répartissent principalement dans cinq grands domaines d’intervention : structuresgéotechniquehydrauliquetransport, et environnement.

« L’Afrique a besoin d’infrastructures et de modernité » par monaco resources

Il n’y aura pas de développement en Afrique sans industrialisation. C’est ce que le président de la Banque Africaine de Développement (la BAD)a lancé comme message pour  résumer les enjeux de cette politique d’investissement indispensable dans les infrastructures: 

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«Pour exploiter le vaste potentiel de développement des infrastructures, les autorités nationales devront mettre en place des mécanismes institutionnels efficaces destinés à gérer les tâches complexes que sont la planification, la conception, la coordination et la mise en œuvre des projets, ainsi que la réglementation.

Elles devront également prêter attention aux aspects non matériels du développement de l’infrastructure: les grandes questions de politique et de réglementation, la formation d’équipes capables d’exécuter des montages financiers et des recherches constantes pour se maintenir à la pointe des connaissances...», affirme Akinwumi Adesina.

La BAD est l’organe d’exécution du programme PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique), ce programme a pour objectif d’établir une vision et une stratégie cadre pour le développement des infrastructures à l’échelle régionale et continentale dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’eau et des télécommunications.

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« Un PIDA au service des africains »

L’objectif principal du PIDA est de promouvoir le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté en Afrique grâce à la mise en œuvre des réseaux intégrés d’infrastructures régionales.

 L’étude sectorielle du PIDA constituera une fondation  pour la mise en place d’une vision de développement des infrastructures en Afrique, basée sur  des objectifs stratégiques et des politiques sectorielles.  L’idée est de prioriser les programmes des investissements régionaux et continentaux (Energietransporteautélécommunication et TIC) à court, moyen et long termes, jusqu’en 2030. Ces études offriront également des recommandations en ce qui concerne les cadres institutionnels et légaux et les mécanismes de financement pour la mise en œuvre et le suivi des programmes.

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Le déficit en infrastructures en Afrique conduit à une croissance des coûts de production et des services, une baisse de la compétitivité des affaires, un impact négatif sur le flux des investissements directs étrangers vers le continent.

 Tout ceci influence le taux de croissance de l’économie et le développement social sur le continent. PIDA a été conçu pour faire face à ce défi en mettant en place une vision commune et un partenariat global afin de développer des infrastructures durables et efficaces avec le but de promouvoir un développement socio-économique et l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale.

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« Les avantages du PIDA » 

PIDA a comme mandat de fusionner toutes les initiatives continentales portant sur les infrastructures, et l’initiative du plan directeur des infrastructures de l’Union Africaine en un seul programme cohérent pour tout le continent; avec l’objectif de se pencher sur les quatre secteurs clés qui sont le transport, l’énergie, l’eau et les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication).

 PIDA aura à développer un programme d’investissement dans les infrastructures (court, moyen et long terme) fondé sur des priorités bien définies avec un plan d’action pour son lancement. PIDA sera le document principal d’orientation de l’UA/NEPAD en ce qui concerne les programmations, les politiques et les priorités d’investissement dans le transport, l’énergie, l’eau et les TIC entre 2011 et 2030.

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Le programme mettra également en place un cadre d’engagement avec les partenaires du développement du continent africain, qui sont disposés à apporter leur soutien aux infrastructures à l’échelle régionale et continentale.

« Développer les infrastructures pour une croissance durable » selon Monaco resources

L’impact positif des infrastructures sur la croissance économique et le développement social équitable est bien établi par les chercheurs de différentes disciplines des sciences sociales.

 Les infrastructures ont une incidence directe sur la productivité et le rendement dans le cadre de la formation du PIB. Elles participent aussi à la fonction de production des autres secteurs. Dans ce cas, leur action est indirecte : les infrastructures permettent une réduction des transactions et autres coûts et, de ce fait, un usage plus efficace des facteurs de production conventionnels (1).

 À tire d’exemple, une énergie de mauvaise qualité peut handicaper une entreprise en lui imposant des coûts supplémentaires qui se traduisent par des travailleurs peu productifs, des pertes de production ou des équipements endommagés. Les réseaux de transport modernes pourraient accroître la compétitivité du secteur manufacturier, rapidement et à bas prix, en acheminant les matières premières vers les producteurs et les produits manufacturiers vers les consommateurs. Il est impératif que l’Afrique développe des infrastructures de haute qualité pour atteindre les objectifs de développement durable établis par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

 L’Afrique en a besoin pour accroître sa productivité économique et maintenir sa croissance, sur laquelle de bonnes infrastructures ont un impact à la fois direct et indirect. Elles augmentent directement la productivité globale des facteurs (PGF), car les services infrastructurels agissent comme facteur de production et ont un impact immédiat sur la productivité des entreprises. Elles encouragent ainsi, au regard de leur propre contribution au PIB, la production économique globale.

 Des infrastructures de qualité peuvent affecter les coûts d’ajustement des investissements, la soutenabilité des capitaux privés ainsi que l’offre et la demande des services de santé et d’éducation. L’absence ou le manque de fiabilité des transports, d’électricité ou de services de télécommunication font peser sur les entreprises des surcoûts (achat de groupes électrogènes, par exemple) qui vont freiner leur adoption de nouvelles technologies.

Des transports de meilleure qualité permettent aussi d’augmenter la taille réelle des marchés du travail (2). En réduisant les coûts des transactions, les infrastructures favorisent un meilleur usage des facteurs de production que sont la terre, le travail et les capitaux physiques, générant ainsi une PGF plus élevée ; elles vont également contribuer à intensifier la production et à élargir le champ des possibilités en matière d’investissements (3).

« Financer une infrastructure, pas si simple »

De par la possibilité qu’elle offre de permettre de doter plusieurs pays d’infrastructures communes et bien dimensionnées pour prendre en charge de manière efficace les besoins des populations tout en réduisant le coût de l’électricité, l’un des plus chers au monde, l’approche régionale doit être privilégiée.

Pour les pays africains, en plus des 93 milliards de dollars nécessaires par an, le programme d’actions prioritaires (PAP) estime les besoins de financements des infrastructures prioritaires sur la période de 2012-2020 à 68 milliards de dollars.

Au regard de l’envergure des investissements requis, il est recommandé de s’appuyer sur des modes de financement innovants. « Il existe des réussites telles que les premiers “Sukuks” au Sénégal et en Côte d’Ivoire, les émissions obligataires de la Banque Ouest Africaine du Développement, en FCFA, destinées au financement de projets d’infrastructures, le financement des banques locales ainsi que le progrès dans la sophistication de certains produits financiers », a affirmé pour sa part le Dr Siélé Silué, conseiller du président de la République en charge du secteur des Transports en Côte d’Ivoire en 2016. Certains pays tels que l’Afrique du Sud et le Kenya utilisent les « obligations d’infrastructures » pour financer la construction de routes à péage, d’infrastructures de production d’énergie, de gestion des eaux ou encore d’irrigation. Quant à certaines institutions sous-régionales telles que la SADC (Communauté de Développement d’Afrique Australe), le Marché commun de l’Afrique orientale ou encore la Communauté de l’Afrique de l’Est, elles envisagent aussi d’émettre des « obligations d’infrastructures ».

Même si la loi relative au Partenariat Public-Privé (PPP) vient d’entrer en vigueur en 2015 au Maroc avec comme objectif la modernisation de la commande publique et de la gestion déléguée des services publics pour faire bénéficier le secteur des capacités d’innovation du secteur privé, force est de constater que la plupart des pays du continent, n’ont pas encore adopté une réglementation sur les PPP, hormis quelques exemples comme la Tunisie, la guinée ou le Sénégal.

« Aujourd’hui une grande partie de la croissance mondiale se réalise dans les pays du sud. Elle doit être accompagnée par des infrastructures car un déficit dans ce domaine peut faire que la croissance s’essouffle du fait de l’inadéquation des infrastructures avec le développement économique du pays, or le changement c’est maintenant », a indiqué Axel Fischer , directeur général de Monacoresources lors du club des partenariats public-privé lors du 8e Forum africain des infrastructures. “Le  Maroc est en avance par rapport aux autres pays du continent et s’érige en modèle en matière de planification d’eau et d’énergie par exemple. Ce savoir-faire doit être exporté pour aider les homologues africains à une meilleure transition », a-t-il précisé.

Autant d’éléments qui montrent l’importance des PPP pour les entreprises locales africaines. Nonobstant,  l’application de lois en vigueur dans le domaine est une condition sine qua non pour encourager les bailleurs de fonds à s’impliquer davantage dans les grands chantiers stratégiques à même d’accompagner la croissance du continent.

Notes et références :

  1. Barro et Sala-i-Martin, 2004
  2. Dethier, 2015
  3. Barro, 1990

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